La province de Namur, au coeur de votre quotidien
...mes vastes horizons et la mer nacrée à nulle autre pareille... Lettre de Rops à A. Rassenfosse, 1891.
Je respecte toutes les opinions, même les miennes. Félicien Rops 1833-1898
Réouverture du musée ce 16 avril 2019
12/09 - 11/10/1998 : Rops suis, aultre ne veulx estre

Rops est mort le 23 août 1898. En cette année-centenaire, nombre de manifestations consacrées à cet artiste namurois mais "Parisien d'amour et par amour" comme l'écrivait Octave Mirbeau, verront le jour.

Parmi elles, différentes expositions organisées à Namur, Corbeil-Essonnes et un peu plus tard Québec tiendront une place de choix. Ces expositions seront accompagnées d'un livre, non pas en tant que simple catalogue mais en tant que nouvel ouvrage de référence réenvisageant sous de nouveaux angles d'approche Rops et sa démarche artistique à la fois profondément individualiste et en prise sur son temps. S'il n'est en aucun cas liste d'oeuvres, cet ouvrage procède de la même réflexion que les expositions qu'il complétera en pleine harmonie.

Trois thèmes structurent l'exposition et le livre. On découvrira le rapport de l'artiste à "ses" villes de formation et de création que furent tour à tour Namur, Bruxelles et Paris, foisonnantes de rencontres et d'influences. Namur tout d'abord, la ville natale dans laquelle il se sentit vite à l'étroit mais dont il ne put jamais se détacher totalement, ne serait-ce que par son rapport très affectif à la Meuse.

Bruxelles ensuite, l'Université Libre, les cercles étudiants, la caricature et les débuts de la lithographie à travers les revues belges, la formation à l'atelier St-Luc et le lien avec la Société Libre des Beaux-Arts.

Sans oublier par ailleurs à cette époque, le havre de Thozée en terre namuroise, refuge où se prépareront les désirs de ruptures.

Paris enfin, l'attirance de plus en plus marquée pour l'air de modernité de la grande Ville, les cafés, les ateliers parisiens, les foyers intellectuels et artistiques et l'ancrage progressif de Rops à la "Demi-Lune", en ces bords de Seine dont la douceur et la lumière attirèrent tant d'artistes.

Second volet : L'artiste et ses nombreuses facettes (Rops et le réalisme, Rops et l'illustration, Rops et la décadence, la quête de la rareté, Rops "druide et l'alchimiste") : ces multiples aspects relevant à la fois des influences qui le marquèrent (l'école de Barbizon, le courant symboliste, les rencontres avec les auteurs littéraires en quête de modernité et sensibles au "décadent": Baudelaire, les Goncourt, Barbey d'Aurevilly, Péladan...) et de la riche personnalité de Rops lui-même, tourmenté jusqu'à la fin par le désir de parfaire son travail et de produire pour le cercle restreint de ceux avec qui il entre en communion d'esprit.

Enfin, on découvrira Rops tel qu'il se définira lui-même "fugitif et latitant", amoureux du voyage, épistolier généreux qui laisse une correspondance éblouissante de truculence, véritable chronique et critique de son temps.

Lieu :

Maison de la Culture de la Province de Namur
12, avenue Golenvaux
B-5000 NAMUR (Belgique)

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