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13/02 - 11/04/1999 : József Rippl-Rónaï. Le Nabi hongrois (1861-1927)

Né en 1861 à Kaposvár, József Rippl-Rónaï fréquente d'abord l'Académie des Beaux-Arts de Munich.
Tout comme Félicien Rops, il est très tôt attiré par le bouillonnement artistique de Paris et quitte son pays natal (en 1887) pour chercher dans la Ville Lumière les rencontres et les idées qui nourriront sa création.
Installé à Neuilly en 1890, il y restera jusqu'en 1902 et ces années françaises seront le temps où s'affirmeront ses talents de peintre, de dessinateur et de graveur.

C'est l'époque, en effet (plus précisément au Salon du Champ de mars, en 1894), où il sera " découvert " par Bonnard, Vuillard et le groupe des Nabis, avec qui il se liera et auxquels il fera connaître en retour ses amis Maillol et Pitcairn-Knowles (un jeune dessinateur écossais avec qui il réalise en 1895 des lithographies d'illustration pour Les vierges de Georges Rodenbach).
Comme les Nabis, Rippl-Rónaï privilégie les silhouettes, les grands aplats de couleur, les contours purs, mais accorde tout autant de place aux atmosphères intimistes et douces où l'on retrouve l'influence de Whistler qu'il admire.
Il réalise en même temps des oeuvres d'art décoratif et de gravure, témoignant là aussi de l'influence nabie des années parisiennes.

En 1899, après une période de crise où il éprouve de plus en plus intensément le désir de retrouver la Hongrie, sa peinture se modifie de manière décisive : après les oeuvres de demi-teintes et les contours ciselés, Rippl-Rónaï accède à ce sens de la couleur qui était en lui et qu'il avait jusque là refréné.
A partir de 1902, de retour à Kaposvár, renouant avec ses racines, il met également à profit les influences de ses années françaises et entame l'une des périodes les plus créatrices de son oeuvre, témoignant de sa grande sensibilité et d'une généreuse liberté dans la couleur. C'est l'époque de ses tableaux "à grains de maïs" aux touches de couleur pure, non superposées.
Rippl-Rónaï est enfin reconnu chez les siens ; il participe aux grandes expositions universelles, se faisant ainsi un des principaux intermédiaires entre l'art français et l'art hongrois de son temps.
Après l'exposition rétrospective présentée l'été dernier à la Galerie Nationale hongroise de Budapest et, fin 1998, au musée départemental Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye (France), deux expositions rendront hommage à Rippl-Rónaï, en Belgique :
Au musée Félicien Rops, seront exposées 130 oeuvres, principalement l'oeuvre graphique et les arts décoratifs.
A l'Hôtel de ville de Bruxelles (Grand-Place, 1000 Bruxelles) seront présentées les huiles.
Un important catalogue richement illustré, réalisé sous la direction du Musée départemental Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye (France) accompagne les expositions. Réalisé par des spécialistes de l'oeuvre, il présente une étude des plus complètes sur l'artiste.

Cette exposition est organisée par le Service de la Culture de la Province de Namur, avec l'aide de la Galerie Nationale hongroise de Budapest, du Commissariat Général aux Relations Internationales et de la RTBF.

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