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Félicien Rops, Vénus et Cupidon ou L'Amour mouché, 1878-81, pastel, gouache et pierre noire, 21,8 x 14,8 cm. Fédération Wallonie-Bruxelles en dépôt au musée Félicien Rops, inv. CFR 015

Plusieurs dessins de la suite des Cent légers croquis évoquent le monde du cirque. Le propos de celui-ci est plus angoissé qu'il n'y paraît. Pierrot, pétrifié, contemple un moderne Colombine indifférente et inacessible. Occupée à de bien prosaïques activités, elle ne semble pas consciente de la fascination qu'elle inspire. Pierrot reste en coulisse et ne peut l'approcher. Héros malheureux, Pierrot incarne la difficulté d'être, le malaise, voire les pulsions de mort qui hanteront l'imaginaire fin de siècle. Tout dans son allure témoigne de son inadaptation au monde. Son visage est un masque mortuaire blafard et douleureux. Pierrot est un être de silence, d'effacement. Un être dont on se demande s'il a seulement un corps sous son ample vêtement. Et que dire de tout ce blanc qui le recouvre...

Symbole de pureté, cette couleur est aussi celle de l'impuissance. Pierrot, Colombine et Arlequin, de même que d'autres personnages de la pantomime italienne seront des ingrédients importants de l'imaginaire décadent. Rops en usera dans sa mise en scène de l'emprise du pouvoir féminin sur le monde.

 

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