La province de Namur, au coeur de votre quotidien

...mes vastes horizons et la mer nacrée à nulle autre pareille...

Lettre de Rops à A. Rassenfosse, 1891.

Je respecte toutes les opinions, même les miennes

Félicien Rops

1833-1898

Fleurs lascives

Exposition du 02/06 au 23/09/2018

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Fleurs 2018

Trois expositions à Namur et un parcours floral de Thierry Boutemy

Trois musées namurois s’associent pour décliner le thème foisonnant des fleurs en fonction de leurs spécificités et chronologies respectives : le musée des Arts anciens démarre le parcours en évoquant les fleurs depuis le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance dans Fleurs apprivoisées. Les Bateliers-arts décoratifs s’attachent plus spécifiquement aux 17e et 18e siècles dans Fleurs plaisantes.
 

En partant de l’intérêt de Félicien Rops pour les fleurs et, plus largement, de l’engouement de la bourgeoisie cultivée du 19e siècle pour les plantes, les serres et les jardins, Fleurs lascives au musée Rops met en scène les liens qui se tissent entre curiosités botaniques et représentations artistiques, entre sciences et arts. Inspirés par le discours scientifique de l’époque, certains artistes fin-de-siècle développent une véritable passion pour les fleurs, et surtout pour celles particulièrement en vogue comme l’orchidée, le lys, l’iris ou la rose. Durant la période symboliste, les fleurs sont réinventées par les artistes qui les transforment en fonction de leur forme érotique suggestive. Les peintures, dessins, sculptures et photographies sélectionnées pour cette exposition sont placés en regard des revues horticoles les plus en vue de l’époque, des herbiers, des ouvrages scientifiques, mais aussi des œuvres littéraires, au travers d’extraits représentatifs.

De nombreux partenaires se sont également mobilisés pour s’inscrire dans cette thématique, par le biais d’expositions, d’événements, de plantations, comme le Château de Thozée, la galerie Détour, l’église Saint-Loup et le service culture de la Ville de Namur.

Parcours fleuri / Thierry Boutemy

Fleuriste installé à Bruxelles, Thierry Boutemy intervient au TreM.a – Musée des Arts anciens, au Musée Rops et sur la façade, côté Sambre, de la nouvelle Maison de la culture, le temps des expositions Fleurs.

Après avoir travaillé sur le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola (2006), Thierry Boutemy est devenu une personnalité dans le monde de la mode, de l’art, du cinéma et des événements. À l’été 2017, son intervention aérienne et poétique sur la façade du chocolatier Pierre Marcolini à Bruxelles a été fortement remarquée.

Thierry Boutémy s’inspire du contenu des expositions dans les musées namurois pour proposer des montages floraux insolites et originaux en lien avec les différentes périodes de l’histoire de l’art. Fleurs naturelles et artificielles, installations florales raviront les visiteurs, qu’ils soient amateurs botanistes, ou non.

Avec le soutien de la Loterie Nationale

De Louis Ghémar à James Ensor : zwanze, fantaisie & burlesque. 1850-1914

Du 20 octobre 2018 au 17 février 2019

Le musée présente une exposition consacrée à la zwanze, ou au zwans, cet humour bruxellois polisson qui s’est développé autour de la personnalité du célèbre lithographe et photographe d’origine française, Louis-Joseph Ghémar (1819-1873). Ami de Nadar, Ghémar bénéficie d’une solide réputation puisqu’il officie notamment pour la cour de Belgique. Albums lithographiques présentant des vues consensuelles des villes belges, mais aussi portraits officiels de personnalités célèbres, rien n’échappe à Ghémar qui accumule les recherches et découvertes techniques en abandonnant lentement la lithographie pour les nouvelles technologies photographiques. Mais à côté de cette carrière officielle, Ghémar est un joyeux luron ! Il multiplie les rencontres, les fêtes, les blagues et surtout, développe des compétences d’imitateur. Tout en parodiant le style de ses contemporains comme Stevens, Courbet, Manet, Meissonnier et bien d’autres, Ghémar réalise des pastiches d’œuvres qu’il finira par exposer dans son propre musée, à Bruxelles, en 1870. Louis Ghémar meurt subitement à l’âge de 54 ans et devient, pour tous ses « suiveurs », le symbole de la zwanze et des zwanzeurs.

Dans cet esprit de continuation, d’autres expositions « Great Zwans » auront lieu à Bruxelles, notamment la veille de la guerre 14-18 et celle de 40-45, regroupant tout ce qui se fait de moquerie autour de l’art et de la société.

 

 

 

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