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Félicien Rops en confrontation avec Eric Fourez
Confronter une œuvre de Rops avec celle d’un artiste contemporain est une nouvelle piste de réflexion que propose le musée.

Ni Félicien Rops, ni Eric Fourez ne sont à proprement parler des peintres de la mer, ils sont les capteurs de lumières marines nordiques, toujours un peu grises, toujours légèrement tamisées de brumes, mouvantes, constamment changeantes, et comme passées par les méandres de l’émotion teintant le regard. Si un léger vent de romantisme agite les ambiances picturales ropsiennes, si la conception plasticienne d’Eric Fourez emprunte les voies de la modernité car ni l’un ni l’autre n’échappent à leur époque, il est un domaine où les artistes se rejoignent : tous deux évoquent le sens du destin.


Et la mer, bien présente par l’onctuosité picturale chez l’artiste sensuel qu’est Rops ou d’une blancheur conceptuelle d’absence visuelle chez Fourez, en est l’un des plus puissants symboles dont les peintures sont les traces matérielles. Celles de la vie qui va et vient, toujours recommencée, comme un signe d’éternité mais hors de toute vanité car l’effacement s’impose autant que la résurgence.
Claude Lorent


Eric Fourez, Traces, 2006, huile sur toile, 60 x 60 cm.
Félicien Rops,Marine verte, huile sur toile, 30,2 x 39,2cm, coll. APBDM
Date de Publication : 13/11/2006