Ce dernier s’intitule Robinet d’eau chaude et est une héliogravure rehaussée de gouache, d’aquarelle et de pastel, 21,5 x 15,5 cm. On observe également la présence d’un monogramme F.R en bas à gauche ainsi qu’un numéro 34 au centre de l’œuvre. Ce dessin provient probablement d’une ancienne collection de G. Teyssier selon le catalogue de Mascha,1910, p. 24.Comme vous pourrez le découvrir sur la couverture de ce semestriel, ce dessin représente à l'avant plan une jeune femme entièrement nue assise sur le rebord d'une baignoire. Elle vient sans doute de se déshabiller (ses habits, son chapeau et un parapluie occupent le coin inférieur droit de la composition) et s'apprête à prendre un bain. Ses deux mains s'agrippent à un robinet d'eau chaude qui remplit la baignoire. A droite de la scène, un homme (d’église ?) aux favoris prononcés (semblable à celui représenté dans La douche) entrouvre une porte et semble surprendre la jeune femme dans son intimité. La présence de l’homme surprenant une femme dans sa plus stricte intimité est un thème récurrent dans Les cents légers croquis…de Félicien Rops (Le passage du Rubicon, Le bibliothécaire,Vénus et Cupidon …sont là pour le prouver). Cette évocation du voyeurisme masculin associé à l’exhibitionnisme (in)volontaire féminin, rappelle étrangement le thème biblique de Suzanne et les vieillards et de la mythologique greco-romain à travers Diane et Actéon>/I>. Les visiteurs pourront désormais observer ce petit chef d’œuvre dans les salles d’expositions permanentes de notre musée.